Décisions de dirigeants : lorsque la logique et la rationalité se trouvent bousculées par le ressenti et l’impression

Est-ce que vous dirigez en vous appuyant sur des faits, sur des éléments tangibles et rationnels ou bien en favorisant plutôt les ressentis, les impressions et les conclusions ?

Qui, dans une situation managériale donnée, n’a jamais mobilisé un comportement inapproprié ? Ce sont ces comportements dits « préférentiels » * que nous mobilisons malgré nous et parfois à contre-emploi. Ainsi, lorsqu’il s’agit de prendre une décision nous agissons selon deux modalités. Certains décident de manière rationnelle en prenant du recul avec une certaine froideur en se référant à la règle, lorsque les autres décident en fonction de ressentis, de valeurs personnelles, d’appréciations subjectives en restant toujours au cœur de la situation.

L’une et l’autre des approches sont nécessaires pour aborder les personnes et gérer les situations, en particulier managériales. Il est toutefois important de rappeler l’une des règles d’or du management « manage by facts » « manager à partir de faits »!

 Manager avec des faits pourquoi ?

D’ailleurs, comment faites-vous pour résister à formuler un jugement sur une personne dont on vous a dit, entre deux portes, qu’elle n’était pas impliquée dans son travail, inepte et surtout « pas digne de confiance ».

Les faits sont utiles pour recadrer un salarié, pour donner un feedback positif ou négatif, pour obtenir l’adhésion des salariés, pour créer de la confiance, pour valider un besoin client, pour recruter, bref pour manager et pour prendre des décisions de management. L’élément factuel est difficilement critiquable, alors que l’argument qui ne repose sur rien, sur un ressenti, est parfaitement attaquable.

Le manager devra toutefois veiller à la communiquer les faits avec bienveillance** et c’est là que les ressentis et les impressions font leurs entrées.  Ainsi, lorsque le manager prend une décision, il doit examiner les faits en mobilisant une approche factuelle et rationnelle mais formuler sa décision en prenant en compte les sentiments, les émotions et la sensibilité de l’autre. Un équilibre parfois difficile à atteindre. Il y a cependant tant à gagner d’une relation harmonieuse basée sur des éléments tangibles et factuels.

Rédigé par Claire Tagand-Battard

* Carl G. Jung

** communication non violente de Marshall Rosenberg

A lire également : les types psychologiques de Carl G. Jung

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