Réussir ensemble, une entreprise innovante

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Les fondements d’une entreprise innovante reposent sur trois grands piliers, tous également importants.

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Les premier est le typique produit/service, techno-PI et marché.

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Le second est le pilier financier, le pilotage de la trésorerie.

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Le troisième est souvent sous-estimé : « entrepreneuriat, management et RH » ; c’est celui que nous décrirons. Ce chapitre inclut le fonctionnement de l’équipe, le management des individus et plus largement la gestion RH.

Nous centrerons notre propos sur l’équipe.

La pérennité de la jeune entreprise innovante est liée à la qualité des liens relationnels qui s’établissent entre les individus qui la composent. En effet, les difficultés à se comprendre ou à communiquer sont les premiers écueils à surmonter bien avant la levée de fonds et les premiers clients.

L’équipe fondatrice doit la survie de son entreprise à sa propension à maîtriser sa structuration et ses échanges.

Pourtant, identifier les différends ou les conflits naissants au sein d’une équipe est souvent un exercice difficile car dans l’esprit des individus le mot conflit est généralement perçu comme définitif et négatif.

Les non-dits non gérés mettent en danger la vie de l’entreprise en devenir.

Si au contraire les acteurs de la création d’entreprise s’interrogent ensemble sur les avantages à dépasser cet écueil, ils peuvent créer un climat qui permet d’éviter que les situations de non-dits perdurent. Ils sont alors en capacité de créer de la valeur en posant les piliers solides sur lesquels l’entreprise va croître.

Lorsque nous interrogeons les porteurs de projets innovants qui ont réussi, ils ont su surmonter leurs différences ou parfois simplement expliciter des situations floues. Ils disent unanimement qu’ils avaient préalablement structuré et posé les bases solides de leurs interactions. Ils avaient une lecture commune de qu’ils attendaient de l’entreprise et de la structuration de leur équipe.

Où en êtes-vous? Avez-vous créez les bases solides de votre entreprise?cible

 

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« Mathématiques et entrepreneuriat »

« Mathématiques et entrepreneuriat » est le premier forum organisé par IncubAlliance. Une journée très réussie et pleine d’optimisme. Cet événement a montré qu’il existe un alignement réel et concret entre les besoins des entreprises et de la richesse des solutions apportées par les mathématiciens. La réussite d’une société humaine est fortement liée aux mathématiques. Cette discipline pourrait-elle faire redécoller la France ?

Pour Madame Geneviève FIORASO – secrétaire d’Etat charge de l’Enseignement confiersupérieur et de la Recherche – accroître le nombre d’entreprises innovantes et développer l’emploi comptent parmi les priorités de la nation. Elle a insisté sur l’ouverture et le décloisonnement des disciplines en soulignant qu’il faut aussi compter sur les SHS. Les 12 médailles Fields remportées par la France illustrent l’excellence des mathématiciens français. Elle considère que les mathématiques et l’informatique sont au cœur des nouveaux enjeux le « big data » et le « machine learning ». Elle a également souligné son engagement pour la création d’entreprises en rappelant qu’elle a lancé le statut d’entrepreneur étudiant.

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Cédric Villani – directeur de l’institut Henri Poincaré et Médaille Fields (2010) – a emporté l’auditoire dans un fabuleux voyage historique de l’Antiquité à aujourd’hui. Il a montré comment notre histoire et nos innovations résultent des mathématiques les plus folles, les plus entêtantes et les plus créatives.

Selon les experts présents, l’avenir technologique de la France pourrait bien résider dans le « machine learning » et dans la gestion du « big data ». Ils ont également montré que les mathématiques solutionnent les problématiques d’entreprises : recherche des tendances, recherche d’efficacité, traitement de l’image, protection des données et des logiciels… Les applications sont infinies. Seule notre raison nous empêche de les entrevoir. Confier un problème à un mathématicien c’est repousser les limites de notre esprit.

Les mathématiciens « startupers » ont décrit des parcours d’entrepreneurs passionnants. Selon eux, la création d’entreprise est une remise en question permanente. Elle apprend à face à des situations périlleuses. Ils ont su expliquer que cette discipline permet de trouver des solutions lorsqu’ils sont face à un mur. La création d’entreprise mène à d’autres créations d’entreprises pour les « mathématiciens serial entrepreneurs ». Pour d’autres, elle peut les ramener à leur vie d’enseignant chercheur.equation

Le trait d’union entre les mathématiciens entrepreneurs et les clients se fonde sur leurs capacités à livrer aux clients des solutions transparentes, à très haute valeur ajoutée. L’exposé à deux voix du physicien et de l’expert en marketing rappelait ce point essentiel. (Laurent Maruani, professeur de marketing, HEC et Alain Maruani, professeur de physique, ENPC)

Enfin, cette journée n’aurait pas existé sans une rencontre humaine fortuite, le travail de l’équipe d’IncubAlliance et l’accueil du forum dans les murs du ministère. C’est ce que le directeur général et le président d’IncubAlliance ont rappelé. Ce forum a montré que la France pourrait produire encore plus de belles entreprises. Alors, qu’elle est l’équation pour répondre à la question «plus d’entreprises technologiques et innovantes »? Cédric Villani résume l’innovation et la créativité en quatre variables : le besoin, le rêve, la curiosité et le hazard.

Posté par CTB

Liste des orateurs par ordre d’intervention :

Philippe Moreau directeur général d’IncubAlliance, Madame Geneviève Fioraso, secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Cédric Villani directeur institut Henri Poincaré, David Bessis, fondateur, TinyClues, Francis Bach, responsable du projet Sierra, INRIA, Laurent Maruani, professeur de marketing, HEC, Alain Maruani, professeur de physique, ENPC, Stéphane Mallat, professeur, Fabrice Derepas, CEO TrustInSoft, François Mériaux, Spraed, Jérôme Kalifa, CEO, Lixoft, Thierry Borsa, directeur des rédactions Le Parisien / Aujourd’hui en France, modérateur, Jean Bourcereau, general partner, Ventech, Marie Ekeland, présidente, France digitale et investisseur, Stéphane Mallat, fondateur, Let It Wave, Laurent Maruani, professeur, HEC, Etienne de Rocquigny, administrateur, Société de mathématiques appliquées et industrielle, William Saurin, directeur général, Sobios, Eric Henriet, président d’IncubAlliance, Thierry Chevalier, directeur, CompinnoV, animation de la journée

Industrialisation et compétences clefs

615 projets innovants, 615 expériences singulières et 615 technologies prometteuses me séparent de 2006. Cette annéecropped-bandeau6.jpg-là marque le début de mon travail avec les entrepreneurs innovants. Toutes ces rencontres incroyablement riches montrent que rares sont ceux qui 3 à 4 années plus tard travaillent toujours sur les produits ou les services imaginés lors du lancement du projet. La techno n’est pas toujours aussi prometteuse, le « petit » pourcent visé du marché pourtant très prometteur n’est finalement pas si facile à atteindre, l’équipe doit se restructurer ; il y a encore beaucoup de causes à ces changements de « direction ». Pour autant, ce sont toujours pour ces raisons que la survie du projet est liée à la capacité de l’équipe à opérer très vite des mutations stratégiques et des évolutions technologiques.


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Pour opérer rapidement des pivots – le changement de produits ou de services, la modification du modèle d’affaire – il est important de savoir où se trouvent les compétences disponibles au sein du projet. Si chacun connaît le salarié ou l’associé avec lequel il travaille, peu connaissent les compétences, les expériences, et les petites choses qui font la différence dans un profil de compétences.

 

compétencesNégliger la maîtrise des habilitations, des compétences disponibles et des expériences engendre à coup sûr 12 à 18 mois de retard dans le projet. Dès la genèse de la création d’une entreprise innovante il est nécessaire de penser « gestion des compétences », « gestion des salariés ». Plus que de l’administratif, piloter les compétences d’un projet dès le départ, c’est passer une certification ISO 9001 sans perte de temps, c’est obtenir rapidement une habilitation, et enfin, c’est réussir efficacement une réorientation du projet. Il est dangereux de ne pas avoir de trace du pilotage des profils.

Lorsque certains entrepreneurs me disent « je sais précisément qui fait quoi et qui peut faire quoi » je trouve cela formidable. Mais lorsqu’à la question suivante ils me disent qu’ils ont tout en tête, cela devient risqué. C’est hasardeux pour le projet et bien sûr dangereux pour les investisseurs.

La rationalisation de la gestion des salariés et tout aussi importante que l’industrialisation d’un produit !

Posté par CTB

 

 

Mémo de rattrapage de la première fête du Crowdfunding

Tout comprendre sur le Crowdfunding

Le 17 mai dernier le Financement Participatif France organisait la première fête du crowfundingCrowdfunding a été un véritable succès. Toutes les conférences, tous les ateliers ont fait « salles combles » ! Avec pédagogie les invités ont expliqué les fondements du Crowdfunding. Pour ceux qui ont manqué l’événement, voici  la synthèse des conférences et des ateliers. Je retiens trois thèmes préfigurant le futur de ce type de financement. Notons tout d’abord une volonté politique. Ensuite, il est important de distinguer les trois types de financement du Crowdfunding. Enfin, il apparaît essentiel de comprendre les principales étapes d’une campagne de Crowdfunding.

1. Une volonté politique

Arnaud Montebourg, ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique a salué l’événement en participant à la conférence d’ouverture. Il a rappelé l’engagement du gouvernement pour contribuer à l’émergence de ce nouveau mode de collecte de financements. Le ministre nous a même projetés dans un nouveau paysage numérique. Il ambitionne de transformer Paris en capitale européenne du Crowdfunding. L’avenir dira si le texte de loi qui sera présenté en conseil des ministres à la fin du mois de mai permettra à la France de devenir le leader européen du Crowdfunding.

2. Les trois types de financement du Crowdfunding

A ) Tout d’abord le Crowdfunding est un mode financement par le don. Il s’agit d’apporter son aide à un projet. Ce sont des projets humanitaires, artistiques ou à portées citoyennes, comme l’ouverture d’un magasin de proximité à vocation communautaire. Il y a parfois une petite contrepartie, mais elle n’est pas systématique.

B) C’est aussi financement par le prêt. Les plateformes mettent en relation les entrepreneurs et les internautes. Ces derniers prêtent de l’argent à un projet qui a du sens pour eux. Le prêteur perçoit des intérêts. Certaines plateformes de Crowdfunding peuvent mettre en concurrence les taux des prêts.

C)  Enfin, le Crowdfunding en tant qu’investissement en capital. L’investisseur entre au capital du projet. Il détient donc une partie du capital d’un projet généralement important. Les montants recherchés peuvent varier de 40 000 euros à plusieurs millions d’euros.

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A chaque projet correspond un type de financement Crowdfunding. Il faut donc l’aligner sur les objectifs stratégiques de l’entreprise ou du projet. En résumé, trois types de financement, le don, le prêt ou l’entrée au capital, et trois réglementations distinctes.

 

3. Les principales étapes d’une campagne de financement

Quel que soit le type de financement recherché, le processus suit des étapes et requiert du temps. Schématiquement voici ce qu’il faut retenir.

  1. Identifier ce qui doit être financé dans le projet
  2. Consulter les différents acteurs des plateformes de Crowdfunding du marché
  3. Présenter un projet viable, équilibré, racontant une histoire dans laquelle l’investisseur puisse se projeter : en clair un business plan bien construit et bien sûr une histoire
  4. Répondre aux sollicitations des investisseurs potentiels : certains témoins ont décrit une charge de travail correspondant à un plein temps 7 jours sur 7 ! J’ajoute « nuit et jour » si votre plateforme est aux Etats Unis.
  5. Suivre, remercier et donner des nouvelles aux investisseurs – donateurs. Vous devez prendre soin de la communauté qui vous suit.

Le pourcentage perçu par les plateformes de Crowdfunding est de 7% – en moyenne – de la somme levée.

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Alors, que penser de ce mode de financement émergeant ? Lors de la conférence de clôture Marie EKELAND -présidente France Digitale – a souligné l’un des intérêts majeur du Crowdfunding : celui de donner du sens à son épargne. Pour sa part, Olivier BOULAY- Président de Kiosk To Invest – (CCI de Caen) exprime l’intérêt de cette plateforme : celui d’agir en acteur du territoire tant pour le projet que pour l’investisseur. Enfin Gilles BABINENT- Digital Champion- voit dans cet outil qui rapproche les investisseurs des projets, la naissance d’une nouvelle société.

Si tous les acteurs du marché du financement restent encore prudents, tous les intervenants – en particulier ceux qui sont Business Angels et investisseurs via le Crowdfunding – s’accordent sur un point : c’est une alternative aux modes de financements établis. Alors ne manquez pas le train !

Les plateformes présentent :

http://lafeteducrowdfunding.fr/plateformes

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Les plateformes de CROWDFUNDING présentent : cliquer sur Crowdfunding

Comment créer sa boîte – Acte II où est votre marché?

Acte II : pensez à questionner les consommateurs et les acheteurs du produit en devenir

Kolibree l’une des petites perles françaises a été repérée au « Consumer Electronics Show » CES. Dans une interview récente sur BFM, Thomas SERVAL CEO résumait, il me semble, quelques éléments clefs de la compréhension du marché et de l’accès au marché d’une entreprise innovante. Il existe de nombreuses entreprises innovantes qui peuvent servir d’exemple. « Kolibree » permet d’illustrer mes propos. Les ingrédients de cette start-up ? Un marché validé, une communication réussie, des objectifs précis, une belle équipe qui se remet en question et bien sûr « un peu » de techno.

L’équipe a rejoint un accélérateur de croissance, dont l’objectif est de passer de l’idée à la mise sur le marché en 18 mois. Les co-fondateurs de Kolibree sont Thomas SERVAL, Loïc CESSOT et Matthieu DELPORTE. Ils ont développé le produit sur la base d’une étude réalisée auprès de 43 chirurgiens-dentistes et à partir d’une compilation de nombreuses données sur les conséquences négativcropped-bandeau6-8.jpges d’un geste aussi simple que le lavage des dents.

Malgré cette première approche du marché, lorsque l’équipe avait présenté sa brosse à dents connectée celle-ci n’avait pas remporté d’adhésion particulière. Quelque trois mois plus tard, Kolibree devient la start-up dont tout le monde parle. La consécration médiatique arrive au CES à Las Végas!

Entre temps ?

Dans cet intervalle, les fondateurs de l’entreprise ont mieux cerné les attentes punaisedu marché. Nous ne sommes qu’aux prémices du marché des objets connectés. Et si le consommateur n’était pas intéressé par toute la high tech qui pourrait être mise dans un objet connecté ? Le marché montrait que les besoins des consommateurs étaient plus simples. Le consommateur aime solutionner des besoins ou trouver des améliorations à son quotidien. « Keep it simple”! Une communication moins techno permet au produit de toucher un marché plus vaste, une grande partie de la population mondiale.

La réactivité et la compréhension du consommateur final sont deux atouts dont il faut immédiatement s’emparer. A vouloir proposer un objet trop complexe le créateur d’entreprise innovante peut perdre un temps précieux. Est-ce que Sheryl Sandberg ne dit pas ? “Done is better than perfect”. Attention donc à la tentation de vouloir aller trop loin dans les fonctionnalités de son produit technologique et surtout sans aller à la rencontre de son marché. Ce sont deux erreurs irrémissibles dans la création de la start-up. Fatales et fortement coûteuses !

Le test du marché ne s’arrête pas là. Les co-fondateurs de Kolibree vont pré-vendre leur brosse à dents sur « Kickstarter ». En plus de collecter des fonds pour développer leur brosse à dents, ce sera aussi un second test marché. Thomas SERVAL dit de cette approche « qu’il réalise là une étude de marché à l’envers ».

Les personnes qui sont intéressées par le produit pourront dès fin mars précommander la brosse à dents sur Kikstarter. L’objectif du co-fondateur de Kolibree est d’enregistrer 10 000 achats dans le monde, via ce réseau de « crowd founding ». Notez que le mot objectif est inscrit dans l’article. Pour mémoire, un objectif doit toujours être précis, quantifié et délimité dans le temps. Bien que Thomas SERVAL n’ait pas fait de communication précise sur ce point, les investisseurs sembleraient prêts. Pour les fondateurs, la validation du marché « in vivo » sur la plateforme «Kickstarter » devrait être décisive.

Communiquer autour de son produit est aussi un élément indispensable. La communication est s’est aussi faite via la Silicon Vallée. La visibilité de l’entreprise est renforcée depuis le début de l’année avec le succès rencontré par le CES. La plateforme de crow-funding et aussi un moyen de communiquer. Les médias se sont emparés du sujet : une entreprise française repérée au CES c’est important ! Enfin l’équipe doit aussi poursuivre ses interventions publiques. Il reste encore un travail important de communication auprès des utilisateurs. Kolibree se centre sur la création d’un produit fonctionnel en offrant aux créateurs d’applications la possibilité de créer des Applis gratuites. Ce sont ces applications qui renforceront l’attractivité du produit auprès des enfants et des parents mais aussi auprès de toutes les autres typologies de consommateurs.

Finalement, cette réussite s’inscrit dans une suite logique pour ces créateurs d’entreprises innovantes. Oui, ce n’est pas leur première start-up ! Leurs compétences dépassent les frontières de la technologie. Ils ont déjà créé une entreprise et ils possèdent donc des compétences complémentaires à celles liées à la techno produit. Ils ont aussi travaillé dans des grands groupes ce qui leur permet d’emprunter certains processus qui ont fait leurs preuves. Enfin, ils ont probablement appris qu’il était important d’être réactif, qu’il fallait bien cibler son marché et ne pas perdre le consommateur avec trop de technologie.

avionDes idées, de l’énergie, de la technologie, de l’expérience, des compétences, la France en possède. J’en profite pour rappeler qu’il est bon d’aimer les entreprises. Ce sont elles qui nourrissent les individus. Ils sont français mais ils sont visibles dans la « Silicon Valley ». La création d’entreprise c’est aussi sortir des frontières françaises. Selon Alexandre PRO, l’un des co-fondateurs de SMOKIO, à l’horizon 2020, le nombre d’objets connectés est évalué à 80 milliards d’objets. SMOKIO est une autre entreprise française qui met sur le marché la première cigarette électronique connectée au monde. Si SMOKIO est une entreprise française, le marché lui est mondial !

CTB