L’essentiel de la #communication#, ce qu’il faut retenir 2ème partie

2. Communiquer c’est bien plus que des mots échangés.

# Comment construire l’édifice « communication »… afin qu’il tienne, qu’il soit porteur : #      

# Communication : le « COMMENT » est plus important que le « POURQUOI » de la communication ! #

L’école de Palo Alto à travers P. Watzlawick propose un modèle de communication autour de six principes montrant également que le message dépasse les mots employés.  Cette approche est centrée sur le « comment » de la communication et moins sur le « pourquoi ».

  • Le premier élément de la base de la communication dit que « l’on ne peut pas ne pas communiquer » ; Le comportement humain est en soi un mode d’expression, dès lors que deux personnes sont en présence.
  • Le second distingue deux éléments de la communication ; le contenu et la relation. À l’instar du fond et de la forme, le contenu représente l’information transmise alors que la relation définit la manière de dire le contenu.
  • Le troisième élément montre que les échanges sont circulaires, il n’y a ni commencement, ni fin, aucun des interlocuteurs n’ayant, à priori, la suprématie. La ponctuation des séquences de communication dépend de la nature de la relation entre l’émetteur et le récepteur. Nous parlons là de dépendance, de prééminence ou d’initiative.
  • L’axiome suivant, montre que l’être humain communique en utilisant simultanément deux langages : le mode digital ou le mode analogique. Là encore, nous distinguons les mots, le mode digital de la communication non verbale nommée mode analogique.
  • Le cinquième item, désigne la communication symétrique ou complémentaire. Ainsi, dans chaque échange, la communication peut être symétrique également définit par une communication d’égal à égal. Elle peut aussi être une communication complémentaire où chacun des interlocuteurs prend une position particulière.  L’un est en position haute lorsque l’autre est en position basse.
  • Enfin, le sens du message dépend du contexte, le même message peut avoir plusieurs sens.

Prochainement la 3 ème partie de l’essentiel de la communication

Posté par Claire Tagand-Battard

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L’essentiel de la #communication#, ce qu’il faut retenir – 1ère partie

Napoléon 1er destinait ce conseil au prince Eugène que nous retenons aujourd’hui comme une citation. « Sachez écouter, et soyez sûr que le silence produit souvent le même effet que la science ».Vous auriez tort de ne pas vous inspirer des éléments clefs de ce post, cet article n’est pas un article de plus sur la communication. Il présente de manière synthétique les principaux éléments à retenir.

  1. Communiquer c’est bien plus que des mots échangés.
  2. Communiquer c’est prendre en compte les parasites de la communication !
  3. Communiquer c’est avant tout écouter !
  4. Communiquer lorsque l’on est manager
  1.  Communiquer c’est accepter d’être au moins deux !

 # A quoi servirait un téléphone s’il n’y a personne pour décrocher : Communiquer c’est construire à plusieurs un édifice! #

Le modèle de communication universel met en évidence deux polarités : l’émetteur et le récepteur. Lorsqu’il y a un échange réciproque entre individus, la communication est dite à double sens. La communication à sens unique se matérialisant par une personne parlant sans possibilité (choisie ou non) de comprendre, voir ou entendre les signaux de compréhension ou d’incompréhension de l’autre interlocuteur. La rétroaction souvent dénommée sous sa forme anglaise « feedback », est la condition nécessaire d’accès à l’autre.

En conséquence, une discussion est une suite de messages envoyés par un individu puis, décodés, analysés, procédés par une autre personne, nommé le récepteur. Le récepteur devenant émetteur au moment où l’information procédée est formulée puis adressée en réponse à l’interlocuteur. Il s’agit d’une danse pour laquelle il faut être au moins deux, et la communication peut être alors considérée comme un système d’interactions.

Notons que les mots utilisés lors des échanges ne sont pas les seules composantes du message. Certains, parlent du message verbal ou du message non verbal, d’autres et notamment A. Mehrabian, distinguent trois types de message. Le message verbal, ce sont les mots utilisés, le message vocal, nous exprimons ici le ton de la voix, le débit etc., et le message visuel, c’est-à-dire l’ensemble de ce qui se voit lors des échanges.

Posté par Claire Tagand Battard

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Décisions de dirigeants : lorsque la logique et la rationalité se trouvent bousculées par le ressenti et l’impression

Est-ce que vous dirigez en vous appuyant sur des faits, sur des éléments tangibles et rationnels ou bien en favorisant plutôt les ressentis, les impressions et les conclusions ?

Qui, dans une situation managériale donnée, n’a jamais mobilisé un comportement inapproprié ? Ce sont ces comportements dits « préférentiels » * que nous mobilisons malgré nous et parfois à contre-emploi. Ainsi, lorsqu’il s’agit de prendre une décision nous agissons selon deux modalités. Certains décident de manière rationnelle en prenant du recul avec une certaine froideur en se référant à la règle, lorsque les autres décident en fonction de ressentis, de valeurs personnelles, d’appréciations subjectives en restant toujours au cœur de la situation.

L’une et l’autre des approches sont nécessaires pour aborder les personnes et gérer les situations, en particulier managériales. Il est toutefois important de rappeler l’une des règles d’or du management « manage by facts » « manager à partir de faits »!

 Manager avec des faits pourquoi ?

D’ailleurs, comment faites-vous pour résister à formuler un jugement sur une personne dont on vous a dit, entre deux portes, qu’elle n’était pas impliquée dans son travail, inepte et surtout « pas digne de confiance ».

Les faits sont utiles pour recadrer un salarié, pour donner un feedback positif ou négatif, pour obtenir l’adhésion des salariés, pour créer de la confiance, pour valider un besoin client, pour recruter, bref pour manager et pour prendre des décisions de management. L’élément factuel est difficilement critiquable, alors que l’argument qui ne repose sur rien, sur un ressenti, est parfaitement attaquable.

Le manager devra toutefois veiller à la communiquer les faits avec bienveillance** et c’est là que les ressentis et les impressions font leurs entrées.  Ainsi, lorsque le manager prend une décision, il doit examiner les faits en mobilisant une approche factuelle et rationnelle mais formuler sa décision en prenant en compte les sentiments, les émotions et la sensibilité de l’autre. Un équilibre parfois difficile à atteindre. Il y a cependant tant à gagner d’une relation harmonieuse basée sur des éléments tangibles et factuels.

Rédigé par Claire Tagand-Battard

* Carl G. Jung

** communication non violente de Marshall Rosenberg

A lire également : les types psychologiques de Carl G. Jung

What makes an effective executive? Que fait un dirigeant efficace?

What makes an effective executive?  Harward Business Review by Peter F. Drucker

Peter F. Drucker is a famous author of business books of the 20th centuary. Yet, “The effective executive” is still a subject matter of interest! «The effective executive” was a landmark book, he wrote then a shorter version for the Harward Business Review. Below I summarized his  8 rules.

Rules : “Effectives executives…” Why:  “It…”
…they asked “what needs to be done? … gave them the knowledge they needed
…they asked what is right for the company … gave them the knowledge they needed
…they developed action plan … helped them to convert knowledge into effective actions
…they took responsibility for their decision … helped them to convert knowledge into effective actions
…they took responsibility  for communicating … helped them to convert knowledge into effective actions
…they  focused on opportunities rather than problems …helped them to convert knowledge into effective actions
…they ran effective and productive meetings … ensured the whole organization felt responsible and accountable
…they thought and said « we » rather than « I » …ensured the whole organization felt responsible and accountable

Posted by Claire Tagand-Battard

« What makes an effective executive?  Harward Business Review by Peter F. Drucker – audiobook.

L’art de la grammaire et l’art du management

L’art de la grammaire et l’art du management ou la grammaire managériale résumée en sept points clefs

 « La grammaire est l’art de lever les difficultés de la langue ; mais il ne faut pas que le levier soit plus lourd que le fardeau. »**

En reprenant cette citation d’Antoine RIVAROLI, j’aimerais faire un parallèle entre le management et les multiples processus managériaux continuellement renouvelés. Ils sont remplacés, remodelés, révolutionnés pour atteindre les objectifs de l’entreprise, mais aussi pour redonner une nouvelle direction, pour changer tout simplement, ou encore pour effacer un passé prétendument inopérant et improductif et pour écrire un futur assurément prometteur.

Et si nous cessions de réinventer constamment des approches nouvelles sans fondements logiques et rationnels et de surcroît, si nous ne changions pas ce qui fonctionne bien.

En effet, les bases du management n’ont pas changé. Il s’agit toujours et encore, de communiquer, d’écouter, de gérer le lien relationnel à l’autre, de structurer, de fixer des objectifs et de suivre les résultats, et de se remettre en question en cherchant notamment comment faire autrement lorsque les résultats ne sont pas là. La grammaire du management en sept points s’établit sur ces bases, l’écriture au quotidien des pages du grand livre managérial doit s’appliquer à les utiliser simplement.

Make it simple, keep it simple!

 La grammaire managériale résumée en sept points clefs :

  1. Communiquer
  2. Ecouter
  3. Gérer le lien relationnel à l’autre
  4. Structurer
  5. Fixer des objectifs et suivre les résultats
  6. Se remettre en question
  7. Explorer, chercher à comprendre

Rédigé par Claire Tagand-Battard

** Antoine RIVAROLI (1753-1801) Né en France et mort à Berlin, écrivain, journaliste, essayiste et pamphlétaire royaliste français, homme aux multiples noms et pseudonymes

Je ne supporte plus mon collaborateur direct, comment faire ?

Contexte :

«Mon assistant commercial me donne l’impression de ne pas être motivé, j’ai le sentiment de le payer à ne rien faire.  Je suis mécontent et même déçu de lui. Il n’est pas engagé dans son travail, cela m’exaspère. Je dois pourtant reconnaître que lorsque je lui demande un document, un tableau de suivi par exemple,  il le fait immédiatement. Dans son ensemble, son attitude m’horripile».

 L’avis du coach :

Souvent nous prononçons des jugements hâtifs qui pourraient bien devenir des sources de conflits, voire des contentieux coûteux. De plus, nos ressentis peuvent exprimer un message de démobilisation : « .. je ne te supporte plus » !

 Hypothèse  de travail : Et si votre salarié était tout simplement flexible et de nature plutôt sereine.

Pour lui comme pour vous c’est une caractéristique que vous devriez considérer comme un point fort. Ainsi lorsque vous lui demandez un rapport, il le fait immédiatement sans demander de délai parce que cette demande inattendue s’intègre dans sa manière de travailler. D’aucuns pourraient dire « je suis déjà en train de préparer un autre rapport, je n’ai pas le temps, je le ferai demain. Ce n’est pas le cas de votre salarié. Ainsi sa grande force c’est de pouvoir, sans être déstabilisé par une activité imprévue, s’adapter à des demandes impromptues. C’est la qualité sur laquelle vous devez vous appuyer.

Ainsi, en découpant ses livrables en petites tâches, vous obtiendrez le travail demandé et vous pourrez toujours compter sur sa capacité à passer d’une activité à une autre. Enfin en agissant ainsi vous créez un environnement propice pour qu’il se motive. Chaque petite action non répétitive, réalisée à votre demande au dernier moment est de nature à participer à créer l’environnement dans lequel sa motivation s’exprime.  En qualité de manager ou de dirigeant vous savez désormais qu’il est préférable de lui donner de petites tâches à réaliser.

Ce travail managérial s’intègre dans votre tâche globale de gestion d’équipe. Bien sûr, je comprends que parfois cela soit difficile ! En aidant vos collaborateurs à grandir c’est vous qui grandissez.

Make sure your employees succeed! Help them to achieve SMART goals and you will grow with them!

Claire TAGAND-BATTARD

Comment innover et travailler efficacement?

Enfant ou peut-être adulte vous vous êtes probablement interrogé, au moins une fois, pour essayer de découvrir « qui est l’homme » ? Pascal Picq, paléoanthropologue, tente de répondre à ces deux questions : « qu’est-ce que l’humain » ? « Est-ce que ce sens est propre à l’espèce Homo sapiens » ? Dans un entretien accordé à Muriel Jasor et Yann Verdo – les Echos le 17 octobre 2012, Pascal Picq apporte un éclairage précieux en formulant des pistes pour travailler ensemble et pour faciliter le processus d’innovation.

Selon Pascal Picq il serait réducteur de cantonner le partage à la seule notion de morale ou d’altruisme. Il décrit le partage comme un acte favorisant la coopération et la survie. Partager signifie s’assurer et se rassurer sur ses chances de survie. Ainsi cet « altruisme intéressé » ferait partie du processus de « sélection naturelle ». Les groupes qui ont mis en place des mécanismes collaboratifs et des systèmes d’échanges ont évolué positivement. Il considère que les systèmes complexes et que les méthodes des grandes entreprises pourraient mettre en péril l’entreprise dès que le partage et l’entraide ne sont plus présents. En effet certains modèles organisationnels conduisent à la stérilité de l’entreprise, processus similaire à celui de la sélection naturelle.

La survie de la PME (au sens Évolutionniste) est due à la mise en place d’interventions centrées sur l’entraide et l’échange. Ce terreau propice au développement de la start-up se niche au cœur même de la « petite » entreprise. En effet, la polyvalence et la simplicité avec laquelle les rapports se créent entre les parties prenantes montrent un entrelacement d’échanges collaboratifs favorisant ainsi l’émergence d’innovations.

Le professeur de paléoanthropologie poursuit en insistant sur le fait que l’innovation n’est pas le « seul apanage » des ingénieurs. C’est encore le travail collaboratif et les idées de tous, au sens large, qui produisent des résultats exceptionnels. Il évoque notamment l’entreprise IDEO comme étant un modèle d’entreprise favorisant les échanges collaboratifs.

Ainsi, installer son entreprise dans un site propice aux échanges intra-entreprise et inter-entreprises pourrait contribuer favorablement à votre réussite.

Rédigé par CTB

http://www.youtube.com/watch?v=PWkk9sr_GOs

http://www.ideo.com/people/bill-moggridge